Daniel

« 5:23 Tu t'es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d'argent, d'or, d'airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n'entendent point, et qui ne savent rien, et tu n'as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

5:24 C'est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture.

5:25 Voici l'écriture qui a été tracée: Compté, compté, pesé, et divisé.

5:26 Et voici l'explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin.

5:27 Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger.

5:28 Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses. »

 

« Mene, Menel, Tekel, Upharsin »  

L’Eternel a écrit sur le mur de ta conscience, sur les ruines de ta maison.

« Mane – thecel – pharès  »   compté, pesé, divisé,

L’Eternel a compté ta présence. Tu es arrivé au bout.

Il t’a pesé. Tu es déficient.

Il t’a divisé. Tu es éparpillé.

 

Tu as été compté, toi le comptable.

Tu comptes, tu comptes. Le chiffre profit, hideux dans sa logique ta rendu indifférent. Son idiome est impénétrable, c’est un barbare implacable. Il ne connaît pas la  haine. Il calcule. Ton profit Lui est en horreur, toi le criminel économique contre tes semblables. Tu n’es que « vanité et poursuite du vent ». Tes marchés de dupe ne sont que cupidité et mort. Le veau d’or, c’est plus fort que toi. Tu ne peux pas faire autrement.

Toi Qui Es, Maître incontesté de Ta Création, Tu guideras notre quête. Sans Toi, où suis-je ? Nulle part ! Je ne suis rien. Loin, très loin, je suis trop loin.

Semblable au danseur, tu t’es gavé des richesses étalées. Tu as sombré dans l’iniquité. Tu as oublié Celui qui Est. Le joueur de flûte viendra. Il nettoiera  la « Ville de l’Eternel. » de tous les moqueurs, de tous les contempteurs, de tous les illusionnistes. Le funambule tombera de son fil. Ta maison de paille brûlera. Tu mets en danger la construction du temple, celui que tu penses bâtir seul dans ta prévarication.

Tu veux te donner une identité inaccessible que seul l’Eternel accorde. Il est le Seul à pouvoir octroyer l’intelligence, la parole et l’image. Tu ne fais que te reproduire sur un territoire que tu dis être à toi pour tenter d’en dominer toutes les autres créatures. Ton amour n’est que fornication. Ton activité s’organise autour de ton entre jambe. Tu ne portes même plus les caleçons de lin que l’Eternel t’a donné. Tu ne veux que perpétuer ta lignée. Au diable tous les autres. Répression - épuration – extermination voilà ta trinité infernale. Ta nature est homicide. L’harmonie n’est plus.

Tu « es un animal à deux pieds, sans plumes. » Platon

Ses derniers amis seront sauvés.