De la métaphysique

Donnons en une définition, tout bon dictionnaire nous la livre :

« La métaphysique désigne la partie de l'univers qui se situe au-delà de la physique, c'est à dire au-delà de la nature, autrement dit la partie de la nature qui échappe à nos sens et donc à toute connaissance rationnelle.

Elle désigne donc par extension le domaine de la connaissance qui a pour objet ce qui est au-delà de notre expérience sensible.
C'est le domaine par excellence de la philosophie, dans la mesure où la métaphysique ne relevant pas, par définition, de la connaissance scientifique, elle ne peut faire l'objet que de spéculations ou d'hypothèses qui, contrairement aux hypothèses scientifiques, sont invérifiables par nature.
Son objet principal est la nature de l'être, celui-ci pouvant être conçu comme extérieur et antérieur à la nature sensible ou comme étant la nature elle-même dans son infinité spatiale et temporelle et donc accessible en partie seulement à notre connaissance d'êtres finis. »

 ou: «  Après la physique, partie de la réflexion philosophique qui a pour objet la connaissance absolue de l'être en tant qu'être, la recherche et l'étude des premiers principes et des causes premières.
Spéculation intellectuelle sur des choses abstraites et qui n'aboutit pas à une solution des problèmes réels. 
»

Que peut-on dire ?

L’origine de la métaphysique est tout simplement l’ignorance accompagnée malgré tout par la curiosité et le questionnement allant de pair avec la « soif » de connaissance. La difficulté résidait  pour beaucoup et réside encore  dans l’appréciation qu’ils ont de  la matière par rapport à ce qu’ils nomment l’esprit, principe immatériel.

La métaphysique ne peut pas se revendiquer comme une science qui se positionne avant ou au-delà de la physique puisque tout relève de la physique et uniquement de la physique. Ne serait-il pas plus raisonnable de considérer en l’état actuel de nos connaissances l’existence de deux physiques, de chercher le lien qui les rapproche, qui les unit et d’établir un référentiel commun. Une complémentarité existerai-t-elle ?

Qu’est ce qui risque de jeter dans l’oubli la métaphysique ? Pour ma part je dirai la physique quantique.

Qu’est ce qui peut expliquer l’origine de l’Etre et de l’Univers à partir du néant ?

Que nous dit Jésus dans l’Evangile de Thomas ?

Jésus dit :

« Si la chair est venue à l’existence à cause de l’esprit,

c’est une merveille,

mais si l’esprit est venu à l’existence à cause du corps,

c’est une merveille de merveille.

Mais moi je m’émerveille de ceci :

Comment cet Etre qui Est

Peut-il habiter ce néant. »

Qu’est que la chair ? Qu’est ce que l’Etre ? Qu’est ce que l’Esprit ? Qu’est ce que le néant ?

Jésus ne nous parle pas de métaphysique mais de physique. Il pose la question essentielle : « Comment cet Etre qui Est Peut-il habiter ce néant. »

S’agit-il d’un Etre, d’une Entité, d’une personne ? Ce néant, est-il rien ? Ce rien est encore trop. Ce concept est le plus puissant, il est totalement inaccessible à toute représentation puisqu’il n’en a pas. En revanche cet Etre, ce qui est, cette possibilité d’existence  nous pouvons le représenter puisque nous en faisons partie. Certes, la représentation peut sembler imparfaite, mais elle s’affine et suit l’évolution des connaissances acquises. La démarche est plus facile. A une certaine époque on aurait parlé de génération spontanée.

Un concept, une idée peuvent-ils être comme sujet en dehors de son objet, de  tout système physique ? Nous abordons là ce que l’on pourrait nommer un sujet métaphysique.

En est ce vraiment un ? Je sais, à toute origine existe une origine, mais à l’origine de l’ORIGINE ? Cette question n’est pas nouvelle. A –t- elle une réponse ? En nous rapprochant de plus en plus prêt de son origine, trouverons-nous une réponse ? Ne construisons – nous pas un ensemble de poupées gigognes ? N’imitons pas Icare. Il s’agit d’une voie sans issue.

Mais considérons plutôt, à la manière des hébreux, cet Etre origine de YHVH comme Essence divine en tant qu’Elle se révèle comme Personne Suprême, notre Seigneur et Maître.

Puis je me permettre d’écrire :

si la matière (la chair) est venue à l’existence à cause d’informations (l’esprit), c’est une merveille,

mais si une identité nouvelle (l’esprit : informations) est venue à l’existence à cause du corps  (comme réceptacle), c’est une merveille de merveille. 

Est-ce de la métaphysique ? Je ne le pense pas.

Jésus ne nous dit-il pas : « je suis l’alpha et l’oméga » « Je suis la lumière du monde »